Le guide du matériel de bureau : le clavier, la souris et le repose-pied

Les claviers et souris sont utiles pour saisir les informations sur un logiciel de traitement de texte ou sur un tableur.

N’est-ce pas ?

Personne ne peut travailler devant un ordinateur sans eux.
Pour ma part, je n’y arrive pas.
Je suis sûr qu’il en va de même pour vous.

Sauf qu’à la longue, l’utilisation de ces outils est néfaste pour votre corps.

Vous êtes susceptible de ressentir des douleurs dans les épaules, le cou, les bras, les poignets et dans les mains.

Les troubles musculo squelettiques, les TMS.

Ces maux lancinants ou vifs pourrissent votre vie. Vous voulez vous en débarrasser.

Alors que faire ?

Les publicités vues sur internet et dans les magasins spécialisés vous soufflent la solution.
Achetez du matériel ergonomique.

Vous avez raison.
A condition de vous procurer le bon matériel… et de l’inclure dans une démarche globale pour soigner votre dos.

Car le matériel ergonomique n’est pas la panacée.
Ne l’oubliez pas.
N’y mettez pas tous vos espoirs.
Ou vous serez déçu.

Même sans matériel spécifique, on diminue drastiquement le niveau de ses douleurs ou on les supprime.

Mais il fait partie de la solution. Il donne une aide.

A ce sujet, voyons les possibilités qui s’offrent à vous.

 

 

Le clavier

Examinons une des premières composantes du travail informatique.
Un must have.

Commençons par un rappel anatomique.

 

La position des poignets

Pour travailler sur un clavier (ou une souris), les poignets respectent une position précise.

Cette position est la position neutre.
La position naturelle prise par les poignets quand ils ne travaillent pas.

Déblayez votre bureau. Mettez votre clavier et votre souris de côté.

Posez les mains sur le bureau.
Ne faites rien, n’y instillez aucune pression.

La position est similaire à celle de prise d’un crayon pour écrire ou dessiner sur une feuille de papier.

Quand vous utilisez le clavier ou la souris, il est de votre intérêt de la reproduire.

 

Si vous ne le faite pas :

  • Vous augmentez le travail musculaire statique
  • La circulation sanguine est altérée
  • Vous favorisez l’inflammation et l’irritation des nerfs

 

La position vue de haut

Avec cette prise de vue, les mains sont dans le prolongement des avant-bras.
Ils forment une ligne droite.
Aucune déviation à gauche ni à droite des poignets. Tout est dans le même axe.

Vous avez à tout mettre en œuvre pour obtenir cette rectitude.

La mauvaise position brise les poignets.
Ils dévient de l’axe.
Elle se retrouve le plus souvent à cause des claviers standards qui la favorise.

Les appuis coudes jouent également un rôle néfaste.

Si vous posez vos coudes et avant-bras sur les appuis-coudes et qu’ils sont trop éloignés de votre corps, la déviation s’accentue.
La ligne des poignets se rompt davantage.

Prenez du temps pour les régler et les rapprocher de vous.

 

La position vue de profil

Toujours dans le même objectif, vous évitez de casser les poignets.

 

Vous maintenez une rectitude pour éviter des désagréments.
Dans le cas contraire, les muscles sont sur-sollicités.

Ne tombez pas dans ces « travers ».

 

Si votre clavier n’est pas ergonomique, votre objectif est de diminuer la pente du clavier.
Vous obtenez les touches du clavier parallèles à la surface du bureau.

Deux moyens possibles pour y arriver.

Vous repliez les pattes arrière du clavier.
Dépliées, elles accentuent la pente.

A proscrire : « Enlève tes sales pattes de là ! ».

Deuxième point, vous surélevez l’avant du clavier pour gommer la pente.
Vous utilisez une règle ou tout objet pouvant remplir le rôle de cale.
En voilà une bonne astuce.

 

 

Le clavier ergonomique et ses différents types

Il existe différents types de claviers adaptés à l’activité de saisi d’informations sur ordinateur.

Mais attention, aucun n’élimine tous les problèmes qu’on rencontre au bureau.
Ça serait trop facile et SoignerVotreDos.com n’existerait pas 😉.
Par contre, bien utilisés, ils contribuent à diminuer vos douleurs.

 

Le clavier standard

Le moins bon d’entre tous.

  • Il favorise la déviation des poignets mais pas la position neutre.
    Les poignets sont cassés vu de profil et de dessus.
  • Les avant-bras tournent vers l’intérieur et subissent des contraintes.
  • Le pavé numérique situé à droite empêche de rapprocher la souris du clavier.
    L’extension du bras s’en trouve favorisée. Mauvais pour les droitiers.

 

Le clavier standard raccourci

Le pavé numérique n’existe pas.
De ce fait, la souris se rapproche du clavier pour éviter l’extension du bras qui la manipule.

Par contre, les autres désagréments du clavier standard s’y retrouve.

 

Le clavier standard gaucher

Bizarrement, il est bon pour les droitiers.
Amis gauchers, gardez votre clavier droitier.

Pourquoi ?

Le pavé numérique est à gauche.
La souris des droitiers se colle donc au bord droit du clavier.
Malin.

 

Le clavier ergonomique

Il se distingue d’un clavier standard par la séparation des touches de saisi de texte.

Les poignets sont ainsi toujours dans le bon axe :

  • Vu de dessus car les touches sont séparées et son orientées pour respecter la position neutre des bras
  • De profil car il est moulé avec un appui paume qui empêche les poignets de se casser et d’être en sur extension.

Par contre, il est généralement très large.
Problème pour l’utilisation de la souris qui s’écarte amplement.

De plus, il ne permet pas la bonne rotation des avant-bras.
Les paumes sont toujours parallèles au bureau.

 

Le clavier ergonomique fractionné réglable

Utile quand vous réalisez beaucoup de saisi.
Mais attention, sa maîtrise demande un petit temps d’adaptation.

Il permet la bonne orientation des poignets.
Tout est dans l’axe, vu de dessus ou de profil.

La rotation des avant-bras est dans une position plus naturelle.

Par contre, il devient pénible combiné avec l’utilisation d’une souris.

 

Le pavé tactile de la souris

Ajouté à n’importe quel type de clavier, il donne l’avantage de gérer la souris à partir du clavier.

Vous évitez de saisir la souris lors de vos manipulations.
Les bras restent dans leur position neutre.
On évite des contraintes notamment sur l’épaule de la main tenant le mulot.

 

L’appui paume

Il est généralement intégré aux claviers ergonomiques.

Son objectif ?

Ne pas casser la main lorsqu’on la regarde de profil.
Eviter la surextension du poignet.

Procurez-vous cet outil uniquement quand il est intégré au le clavier, par le constructeur.

Si vous utilisez un appui paume fixe sur le bureau, vous pourriez subir des désagréments.
Vous pouvez mal vous en servir.

Les paumes des mains risquent de ne pas être correctement positionnées.
L’appui peut se faire sous le dessous du poignet.

Résultat :

  • Une pression malmenant la circulation sanguine
  • Une compression des nerfs
  • Le risque d’extension du poignet et des doigts, ce qu’on cherche à éviter à tout prix.

Je le répète donc, l’appui paume doit être intégré au clavier lors de son achat.
Sinon, vous vous en passez.
Ou alors, soyez vraiment vigilant lors de son utilisation.


 

La souris

Les règles ergonomiques du clavier s’appliquent aux règles d’utilisation de la souris.

Le maître mot : respecter les positions neutres du corps.

 

La hauteur

La souris ne doit pas être posée en hauteur.
Le même niveau que le clavier est à respecter.

Pourquoi ?

L’intérêt consiste à ne pas avoir les épaules crispées.

Si la souris est en hauteur, le bras force pour l’atteindre.
Le bras ne repose plus sur l’appui coude ou le bureau.
L’épaule se crispe.
Les douleurs surviennent.

De plus, vous risquez de briser l’axe du poignet.
On rejoint les exigences de maniement du clavier.

A la limite, la souris peut être un peu plus basse que le niveau du clavier.
Mais bon… A éviter.

 

Le positionnement idéal

Dans le meilleur des mondes, la souris se place dans la position neutre des bras.

Elle se positionne devant vous.
Si le bras forme un angle droit avec le tronc, pas de soucis.

Pas sur le côté où votre bras est en extension.

Vous ne sollicitez pas excessivement vos épaules.

Mais si vous n’utilisez qu’une souris, rapprochez là du centre.

 

« Il court, il court le mulot »

Mulot, car on ne parle pas du furet de la chanson.
Petit clin d’œil à nos années d’enfance.

Pour être clair, le curseur affiché sur l’écran d’ordinateur ne doit pas aller trop vite quand vous maniez la souris

Dans le cas contraire, on observe des contractions de l’avant-bras.
De plus, la posture tend à se rigidifier.

Pour le contrer, vous avez la possibilité de régler la vitesse du pointeur de votre souris.

Trouvez-en une qui vous corresponde.
Une vitesse idéale entre confort et votre besoin de rapidité.

 

La main sur la souris

Une autre caractéristique de la position neutre consiste à avoir les tranches des mains qui reposent sur la surface où elles sont posées.

De la même manière qu’on tient un stylo.
Faites le test.
La tranche de la main est en contact avec la table.

Vous reproduisez cette position quand vous tenez la souris.

Voici ses différentes caractéristiques :

  • Prise ferme de la souris, à pleine main
  • Le poignet est dans l’axe de l’avant-bras
  • La main est incurvée pour rejoindre la position « prise de stylo »

 

Les erreurs à ne pas faire

Je vous liste les erreurs à ne pas commettre.
On rejoint les principes énoncés plus tôt.

 

Dévier la main

Le poignet est cassé.

Cette mauvaise position ne manifeste quand la souris est mal positionnée.
Trop loin ou trop près de soi.

La vitesse du curseur induit également cette mauvaise position.

Tourner le poignet vers l’intérieur

On ne respecte pas l’inclinaison normal du poignet.
Cette position se retrouve avec des souris standard, non ergonomiques.

 

Comprimer le poignet

La circulation du sang se bloque.
L’arrière du poignet se comprime contre le bord de la table.

Décalez la souris pour avoir le milieu de l’avant-bras maintenu.

 

La prise avec extension du poignet

Elle donne de grosses tensions dans le bras.

A proscrire au profil d’une position englobant plus la souris dans sa paume de main.

 

 

 

Les différents types de souris

Je distingue trois types de souris.

Je le rappelle, le matériel ne fait pas tout.
Mais au moins, il réduit certaines mauvaises positions.

 

La souris standard

Avec cet engin et vu de haut, la déviation des poignets s’observe.
Soyez vigilant à bien tenir la souris dans votre paume et réglez la vitesse du pointeur.

Vu de profil, les poignets sont tendus.
Vous remarquez une extension.
Certains modèles la limitent.

Par contre, le problème majeur de ce type de souris est la rotation des avant-bras.
Vous ne respectez plus la position du stylo.
La paume de la main est parallèle au bureau. Des contraintes sont créées aux épaules et avant-bras.

 

La boule de pointage

Elle est très favorable pour garder les poignets dans l’axe des avant-bras.

Comme pour la souris standard, elle est moyenne concernant l’extension de la main… mais un chouilla meilleure au sujet de la rotation des avant-bras.

Par contre…
… au niveau des opérations standards de glissement de la souris sur le bureau
… ou pour diriger le curseur et réaliser des copier-coller, ne comptez pas dessus.
Elle n’est vraiment pas pratique.

Pour en avoir essayé une, je vous le garantis.
Vous avez du mal à réaliser ses opérations.

 

La souris ergonomique (ou souris verticale)

La meilleure dans tous les domaines.

  • Le bras reste dans la position neutre.
  • Les poignets sont droits et dans l’axe de l’avant-bras.
  • Les poignets ne sont pas en extension du fait de sa bonne prise en main.
  • Pas de rotation des avant-bras, vous la maniez comme un stylo.

Par contre, on retrouve une petite gêne au niveau des opérations de type copier-coller.
Mais pas grand-chose.

Prenez le temps de vous habituer à son fonctionnement.
Vous serez déconcerté… mais rapidement satisfait.

 

Le repose-pied

Pour les personnes de petite taille, le repose pied est un accessoire indispensable.

Il permet d’appuyer les pieds sur un support, au lieu du sol.

Ainsi, vous réglez votre chaise de bureau en hauteur dans le but de positionner correctement les bras au niveau du bureau afin de manier correctement le clavier et la souris. Et d’éviter les tensions au bras et aux épaules.

Vous limitez également le contact des dessous de genoux sur le rebord de la chaise.
Plus de point de pression et donc une meilleure circulation sanguine.

Avec un appui confortable, vous ne croisez plus les jambes pour augmenter votre stabilité.

 

Pour choisir un repose-pied, plusieurs critères sont indispensables :

  • Le réglage en hauteur : pour avoir un bon appui.
    Il serait dommage d’acheter cet appareil pour vous rendre compte qu’il est trop bas et que vos pieds ne le touchent pas.
    Ce réglage évite le désagrément de devoir vous en procurer un plus haut.
  • Le repose pied ne glisse pas.
    En effet, quand vous posez vos pieds dessus, vous émettez une force. Si l’appareil ne possède pas une surface de contact antidérapante avec le sol, il glisse.Pour parer ce phénomène, vous ne mettez pas tout votre poids dessus. Vos jambes se contractent.
    Des tensions se créent dans les membres inférieurs et donc des douleurs.
  • La surface de dépose des pieds est inclinable.
    Les chevilles maintiennent un angle confortable.
    Les angles extrêmes sont éliminés.

 

 

Fin de la visite…

Nous avons réalisé le tour du matériel existant.

Une bonne utilisation de celui-ci aide à vous soulager.
Mais c’est juste une aide.

Un complément à votre véritable objectif.

Tenir une bonne position assise au bureau, derrière votre écran d’ordinateur.

Pour ce faire, vous avez des réglages à réaliser avec le matériel directement à votre disposition.
L’utilisation d’un matériel ergonomique et plus perfectionné fignole ces réglages.

Grâce à mon article, vous avez des informations supplémentaires pour vous procurer de meilleurs accessoires.
Tout du moins pour correctement utiliser ce que vous possédez déjà

Je l’ai dit, rien ne remplace une bonne position assise, facilement réglable quand on a une méthode éprouvée pour y arriver.

Si vous renforcez votre dos et vos membres par de bons exercices de musculation et d’assouplissement, vous démultipliez ses effets.

Avec une bonne gestion du stress, vous arrivez à vraiment améliorer votre situation.

C’est ce que je vous souhaite.
Le gain pour votre santé et votre bien-être est immense.

 

Merci de partager les bonnes pratiques !

Sylvain Caillot
 

Mon objectif sur SoignerVotreDos.com ? Diminuer drastiquement vos douleurs de dos provoquées ou exacerbées par votre activité quotidienne derrière un bureau et devant un écran d'ordinateur.

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