Le guide de la chaise de bureau : comment la choisir et la régler

A la fin de la journée, vous avez le dos cassé.

Votre maudite chaise de bureau n’est vraiment pas confortable.
Il vous faut en changer au plus vite.

Car trop, c’est trop.
Toutes vos journées se passent assises, derrière votre bureau et sur le même engin de torture.

Les fesses sont endolories.
Le bas du dos tire et grogne.
La nuque envoie un signal de douleur au cerveau qui aimerait bien changer la situation.

Quel bonheur de quitter son travail le soir.
Et quelle torture d’y revenir le matin, sachant que de gros désagréments physiques vous attendent à cause de cette saleté de chaise moyenâgeuse.

Différentes options s’offrent à vous.

Lesquelles ?

Piocher dans la réserve de fournitures, un siège qui prend la poussière.

Ou acheter un nouvel engin avec l’accord de la hiérarchie.
Ils sont d’accord, ils ont le même problème que vous.
Investissons pour notre santé !

Dans les deux cas de figure, vous rencontrez un obstacle.

Que choisir ?

Une gamme importante s’aligne devant vos yeux ébahis.

Il y a une multitude de chaise dans la réserve (mais bon… elles sont couvertes de poussières. Et si elles sont là… c’est que personne n’en veut. Une bonne raison se cache derrière cela).

Sur internet, tous les sites ventent leurs produits.
Les prix passent allègrement du simple au double.

Comment vous retrouvez dans ce méli-mélo ?

Comment choisir la chaise adaptée à votre morphologie ?
Comment la régler ?

Découvrons-le ensemble.

 

 

L’obligation d’utiliser une chaise adaptée

Vous passez toute la journée assis derrière un bureau. C’est un fait.

Et cette position se retrouve dans d’autres moments de la vie :

  • Pour aller au travail, assis dans sa voiture ou dans les transports en commun
  • Pour manger le matin, le midi et le soir
  • Quand on se détend le soir, affalé dans le canapé

Après avoir cumulé les heures passées sur le postérieur, le constat vous saute aux yeux : vos temps de station debout sont moindres.

D’où l’importance d’avoir une bonne posture assise.
Un matériel adéquat vous aide dans cet objectif.

La position assise est délétère pour le dos.
Vu que vous y passez le plus clair de votre temps (votre serviteur ne fait pas exception), il vous faut vous pencher sur le problème.

Notamment en vous procurant une chaise adaptée.
Une mauvaise induit bien souvent des douleurs lombaires.

Vous êtes convaincu ?

Bien, passons à la suite.

 

 

La chaise ergonomique

Quésaco ?

Le terme « ergonomie » se traduit simplement par « tout ce qui est adapté ».
Une chaise ergonomique est donc adapté au travail de l’individu.

Et pas le contraire.

On n’adapte pas l’homme au travail.
Mais le travail à l’homme.

Adapter l’homme au travail consiste à créer une machine sans se préoccuper de l’anatomie de l’homme qui la manipule (ou de la femme, pas de misogynie).

Le résultat ?

Douleur, accident de travail, blessure et voir plus grave.

La machine n’a pas les bonnes protections au bon endroit. Une main peut se faufiler et être écrasée. On rejoint les principes de la sécurité au travail.

Les commandes de la machine sont en hauteur. L’homme doit se dresser sur la pointe des pieds pour les atteindre.
La pièce usinée se récupère au pied de la machine.
L’opérateur se baisse pour la saisir.
Ces gestes sont répétés toute la journée.
Et au moment de quitter son travail, notre individu est fatigué et usé.
Tous les jours de la semaine punissent notre opérateur par la même routine.

Avec une machine conçue en pensant au fonctionnement de l’être humain, les commandes sont à hauteur d’homme, à une distance très précise.
La pièce sort à cette même hauteur.
Les mécanismes mobiles sont protégés pour éviter tout accident.

 

Il en va de même pour une chaise de bureau.

Une chaise utilisée sur un poste de soudage est différente d’une chaise utilisée pour travailler derrière un ordinateur.
L’ergonomie adaptée au soudeur est différente de l’ergonomie nécessaire à un administratif.

En allant plus loin, une chaise de bureau ergonomique pour un grand gabarit diffère d’une chaise ergonomique pour un petit gabarit.

Les besoins sont différents en hauteur de siège ou largeur des accoudoirs.


 

Le choix du siège de bureau

Idéalement, le salarié choisit son siège en situation réelle.

Le fournisseur se déplace dans l’entreprise avec différents modèles.
Des essais sont réalisés, des choix sont pris.

En commandant en nombre, le devis est ajusté avec une ristourne.

N’hésitez pas à en parler à vos responsables.
Pour en côtoyer régulièrement, je vois qu’ils sont sensibilisés au besoin d’avoir un bon matériel pour bien travailler.

La mission de sélection peut être confié au CHSCT ou à d’autres élus si votre entreprise n’en possède pas.
Pour dénicher la perle rare… la ou les chaises qui font passer le Saint Graal pour un bibelot de foire.


 

Les caractéristiques de la chaise de bureau à prendre en compte

Certains traits de la chaise sont indispensables.
Ils permettent son réglage afin de l’adapter à l’utilisateur.

 

  • Hauteur de réglage du siège

Le siège (là où on dépose son délicat popotin) se règle.
Vous le montez ou le descendez en fonction de votre taille.

Pour un individu de petite taille, il est descendu.
Pour un grand bonhomme, il est abaissé.

 

  • Basculement du siège

Le siège peut également être basculé à l’avant ou à l’arrière.
Le confort augmente ainsi que la stabilité, en fonction des sensations de l’utilisateur.

Ce point est utile mais pas fondamental comme le réglage en hauteur du siège.

 

  • Courbure du siège

Choisissez un siège dont le rebord sous les genoux est courbé à l’avant.

La pression sous les genoux est diminuée.
Vous évitez un point de compression néfaste à la circulation sanguine.

 

  • Le dossier

Vous y appuyez votre dos.

Plusieurs réglages sont possibles.

Le réglage vertical permet de caler le bas du dos. La région lombaire est fermement calée.
Le dossier monte ou descend.
Une bonne chaise fournit un soutien lombaire solide.

Le réglage horizontal avance ou recule le dossier en fonction de la profondeur d’assise nécessaire.

Le troisième réglage incline le dossier vers l’arrière ou vers l’avant.
A ne pas négliger pour affiner sa position.

 

  • La profondeur du siège

Le siège est assez profond pour obtenir une assise confortable.
Elle n’est pas excessive pour éviter d’avoir l’arrière des genoux contre le rebord.

 

  • La stabilité de la chaise

Elle est déterminée par le pied de chaise.

La meilleure recommandation ?

5 pattes au pied de chaise.

 

  • L’empattement

Il est défini par le type de pattes de la chaise : avec roulette ou sans roulette.
Sans roulette, la chaise est fixe.
Avec roulettes, la chaise est mobile.

A déterminer en fonction de vos préférences.

Toutefois, les roulettes doivent être adaptées au type de sol.
Elles sont différentes pour un revêtement dur (carrelage, parquet, linoleum rigide) ou pour un revêtement mou comme la moquette.

Pour un sol dur, vous avez besoin de roulettes molles.
Avec des roulettes dures, la chaise bouge au moindre de vos mouvements.
De ce fait, votre bonne posture s’en retrouve rapidement altérée.
Avec des roulettes molles, il faut mettre de la force pour bouger la chaise.
Votre stabilité s’en retrouve améliorée.

Pour un sol mou, il faut des roulettes dures.
Pour vous mouvoir plus facilement.

 

  • Les accoudoirs

Ils sont optionnels mais vraiment utiles au travail devant un ordinateur.
Ils supportent les bras et permettent ainsi de réduire le poids subis par le cou, les épaules et les trapèzes.

Dans ce cas, ils sont réglables.
En hauteur et en profondeur, ils permettent d’ajuster la position des coudes en fonction de la longueur des bras et avant-bras.

En largeur, ils s’adaptent à votre corpulence.

 

  • Les systèmes de réglages

Ils sont constitués par l’ensemble des pédales et mollettes nécessaires afin de régler le siège.

Pour maximiser l’utilité de leur fonction, ils doivent être atteignables quand vous êtes assis.

Vu que les réglages sont effectués assis sur la chaise, vous les saisissez facilement dans cette position.

Par exemple, pour régler la hauteur du siège, il n’est pas efficace de se lever, régler la hauteur, se rassoir pour se rendre compte qu’elle n’est pas bonne et finalement se relever pour reprendre le réglage.

 

  • Le revêtement du siège

Il favorise l’aspect esthétique du siège de bureau. Mais pas uniquement.

Il est suffisamment solide pour durer dans le temps.
Vous évitez la dégradation de la mousse qui le rembourre.
Le confort s’en trouve maximisé.

Le tissu est anti-transpirant. Plus hygiénique.

Il est également antidérapant.
Vous ne chutez pas de votre siège comme dans un film de Charlie Chaplin.
Mais vous évitez plutôt les légers phénomènes de glisse qui déstabilisent votre bonne position.
Malheureusement, comme la plupart des produits de la vie courante, les chaises ergonomiques sont conçues pour les personnes ayant une morphologie « moyenne ».
Si vous êtes très grand ou très petit, vous aurez à trouver une chaise adaptée à votre gabarit.

Des recherches dans des magasins spécialisés vous apportent la réponse.
Pour gagner du temps, demandez à votre fournisseur habituel de mobilier de bureau de vous mettre en relation avec un technico-commercial spécialiste de la chaise de bureau.


 

Procédure de réglage de la chaise de bureau

 

Toujours casse-tête de régler son siège.

Vous ne trouvez pas ?

Moi oui.

Je vous livre un mode opératoire pour résoudre ce problème.
Cette procédure indique les premières manipulations à réaliser pour dompter la bête.

 

  1. Régler la hauteur du siège

Vous vous installez debout, devant la chaise.
Vous réglez la hauteur du siège pour obtenir le résultat suivant : le point le plus haut du siège touche le point juste en dessous des genoux, en dessous de la rotule.

Deuxième option, vous vous asseyez sur le siège. Les pieds sont à plat sur le plancher.
L’angle jambe-genoux-cuisse est légèrement supérieur à 90°.

Ayez également à l’esprit que vous devez toujours avoir un espace maintenu entre le bureau et vos jambes.

Pour le confort.

Vous devez pouvoir croiser les jambes.
Même si je vous exhorte à ne pas les croiser. Cette position détruit votre dos.

 

  1. Inclinaison de l’assise

Si le réglage est disponible, vous inclinez l’assise vers l’avant.
L’angle est supérieur à 90° par rapport au dossier.

Dans ce cas, une fois assis, l’angle tronc/hanche/cuisse est supérieur à 90°.
Vous évitez la compression de l’abdomen.

Attention, l’angle est légèrement supérieur à l’angle droit et pas plus.
S’il est trop grand, vous n’êtes pas ancré sur votre chaise. Vous avez tendance à glisser vers l’avant.

Si vous n’êtes pas sûr de ce que vous faites, maintenez l’assise parallèle au sol.

 

  1. Régler la hauteur du dossier

Votre objectif est d’avoir le bas du dos calé.
Vous réglez la hauteur du dossier pour avoir sa partie basse soutenant vos lombaires.

Les lombaires ciblées sont les 3ème et 4ème.
Concrètement, elles sont localisées dans la partie la plus creuse du bas du dos.

Si malgré tous vos efforts, vous n’arrivez pas à vous caler correctement, il vous reste une arme : le coussin.
Vous l’insérez derrière votre dos.
Il n’est pas mou comme un chamallow mais ferme comme un câlin de Sylvester Stallone. Musclé mais délicat (enfin, je l’espère pour sa compagne).

 

  1. Inclinaison du dossier

Vous réglez le dossier pour avoir une inclinaison confortable mais pas excessive.

Elle ne doit pas être supérieure à 30° vers l’arrière, dans les conditions de travail de bureau.

L’objectif ?

Avoir un maximum de surface de contact de votre dos contre celui-ci.
Vous optimisez le soutien lombaire et dorsal.

Si vous désirez vous allonger sur le dossier de votre chaise, faites-vous plaisir, oserais-je dire.
Mais uniquement dans les moments de détentes.

Ne travaillez pas allongé en arrière.
A la longue votre dos souffre de cette position.

Un bon conseil : pour vous détendre, levez-vous et allez marcher.

Au moins jusqu’à la photocopieuse ou la machine à café 😉.

 

  1. Vérifier la jonction chaise genoux

L’arrière de vos genoux ne touche pas le bord de la chaise.
Pour le vérifier, passez vos doigts sous vos genoux et vérifiez l’écartement par rapport au bord.

Les 4 doigts ne rencontrent pas d’obstacle.

En cas de contact, la circulation se bloque à cause du point de pression.
A éviter au maximum.

Le cas échéant, diminuez la profondeur d’assise et avancez le dossier de votre chaise vers le bureau.
Vous décalez les cuisses vers le bureau.
Les genoux se décrochent du rebord de la chaise.

Avec les pieds posés fermement au sol, vous évitez le contact des genoux avec le rebord.

Dans le cas contraire et si le siège est trop haut, les pieds touchent mal de sol.
L’arrière des genoux et l’arrière des cuisses se compriment contre le rebord de la chaise.
A éviter.

 

  1. Réglage des accoudoirs

Vous décrispez et relâchez les épaules.

Vous réglez les accoudoirs pour que vos coudes y reposent à peine.
Quand vous tapez au clavier, l’action de trop reposer vos coudes sur les accoudoirs limite le mouvement des bras.
La légèreté est de mise, vos coudes s’appuient subtilement.

Si le réglage existe, vous avancez ou reculez les accoudoirs.

L’angle des bras est légèrement supérieur à 90°.

Vous réglez la largeur des accoudoirs pour quelle s’adapte à votre morphologie.
Idéalement, les accoudoirs sont situés le plus près possible de corps afin d’éviter de « casser » l’alignement des poignets quand on tape au clavier.

 

Si les accoudoirs ne permettent pas ces réglages…
… transformez-vous en Terminator et éliminez-les.

Allez hop, pas de quartier, vous les démontez.

S’ils ne sont pas réglables, ils vous gênent.
Vous n’en retirez aucun bénéfice.

Dans ce cas, appuyez vos avant-bras sur votre bureau.

 

 

Interaction avec l’environnement de travail

 

Avoir une chaise réglée est essentiel.
Mais ce n’est pas suffisant.

Vous devez trouver le bon compromis entre la hauteur de la chaise, l’utilisation du clavier et de la souris.

Pour être confortable, les bras forment un angle droit ou un peu plus grand.

S’ils sont repliés avec un angle inférieur à 90°, votre chaise est surement trop basse.

Vous levez votre chaise. Mais les pieds ne touchent plus le sol.
Dans ce cas, un repose-pied (bien réglé) rétablit l’équilibre.

 

Le haut de l’écran d’ordinateur est au niveau de l’œil.
Pour ce faire, vous le montez ou vous le descendez.

Si ce n’est pas possible, la chaise est à lever ou abaisser.
Ou bien, vous installez une cale sous l’écran pour le rehausser.

Tout est histoire de compromis.

 

Une dernière chose.

Je n’ai pas parlé de votre bureau, la surface de travail.

Certains sont réglables en hauteur.
Ergonomiquement, c’est le top du top.

Vous avez ainsi la possibilité de régler votre chaise et la hauteur du plan de travail.

Que demander de mieux ?

Vous affinez au maximum les possibilités d’adaptation à votre morphologie.

Dans ce cas, réglez en premier lieu votre chaise comme nous l’avons vu.
Les pieds enracinés au sol.

Ensuite, réglez la hauteur du bureau pour :

  • Obtenir un espace sous-bureau optimal
  • Avoir les avant-bras qui forment un angle droit quand vous utilisez le clavier ou la souris.

 

 

Les différents types de chaises

 

Il existe différents types de chaises.
Je vous en propose un tour d’horizon pour en savoir plus sur les possibilités qui s’offrent à vous.

Les sièges visiteurs

Leur conception vous en interdit un usage prolongé.
Elles ne sont pas conçues pour vous faire passer d’agréables journées de travail administratif.
Aucun réglage n’est mis à votre disposition.
A bannir des travaux quotidiens.

On les retrouve dans les salles d’attente, dans les salles de réunion ou devant le bureau d’une personne qui reçoit des visiteurs.

 

Les sièges de réunion

Principe identique aux chaises de visiteurs.

Sauf qu’elles sont plus belles.
Leur assise est également plus confortable.

Comme leur nom l’indique, on les retrouve dans les salles de réunion où un minimum de standing est demandé.
Leur qualité et leur finition dépend du budget investi dans leur achat.

Comme vu précédemment, un usage de bureau n’est pas recommandé, même si c’est la classe !

Mieux vaut un siège moche et adapté, qu’une jolie chaise qui broie le dos.

 

Les chaises de bureau classique

Elles empruntent les caractéristiques des chaises ergonomiques sans toutefois permettre un nombre de réglages important.

On retrouve ce modèle en grand nombre dans les entreprises.

Pourquoi ?

Elles réunissent le meilleur rapport qualité prix.

Généralement, leur pied possède 5 pates.
L’assise du siège est réglable en hauteur.

Le reste est fixe.

Bon, c’est toujours mieux que rien.

Mais comme on a pu le voir précédemment, rien ne vaut la bonne vieille chaise ergonomique.

 

Les chaises ergonomiques

Alors là, on rentre dans le vif du sujet.

Elles possèdent toutes les caractéristiques citées plus haut.
Elles peuvent même inclure un soutien pour la tête.

Que puis-je vous dire d’autre ?

Ah oui, leur prix.

Vous vous en doutez, leur prix est plus élevé que les autres chaises.
Bien normal.
Leur technologie est plus sophistiquée.

Considérez l’achat de ce type de chaise comme un investissement.

Un investissement pour votre santé.

Et dites-vous une chose.
Plus vous êtes en bonne santé, mieux vous travaillez. Vous êtes plus productif.

Alors, si le responsable des achats ne veut pas dépenser une folle somme d’argent, dites-lui ceci :

« Avec cette chaise, j’ai moins mal au dos. Je reste plus longtemps assis. Je suis donc plus productif.
Je ne passe pas mon temps à me demander comment ne plus avoir mal, mais plutôt comment mieux faire mon travail.
Je suis plus concentré sur ma tâche.
Si j’ai moins mal au dos et si j’ai l’esprit libre, je suis un meilleur élément pour notre chère entreprise ».

A bon entendeur, salut.

Mais pas besoin de mettre 400€ dans ce type de chaise.
Il en existe de moins cher et tout aussi efficace.

Avant d’acheter une chaise, relisez mon article.

Vous saurez ce qu’il vous faut.

Mais n’achetez pas une chaise ergonomique bas de gamme.
Elle se cassera au bout de 3 mois.
Un non-sens économique.
Pensez investissement.

 

Les chaises de direction

Grosses, hyper remboursées, luxueuses… la classe.
Mais que la classe.

Elles ne sont pas toutes ergonomiques.

Bien vérifier ce critère avant l’achat.

 

Les chaises « mécaniques »

Je ne vais pas vous mentir, je ne les aime pas.

Elles vendent de l’ergonomie alors qu’elles n’en donnent pas à la longue (en écrivant ça, je ne vais pas me faire d’amis).

Ces chaises se reconnaissent par un système qui suit le dos dans ces moindres mouvements.

Si vous vous penchez en arrière, le dossier accompagne votre position.

Vous avez une sensation de confort.
C’est agréable de ne pas se sentir entravé par la chaise et d’avoir une plus grande liberté de mouvements…

Nous en avons de différentes sortes et pour toutes les bourses :

  • Le mécanisme à contact permanent.
  • Le système synchronisé
  • Le système basculant central
  • Le système axe décalé

Le problème avec elles ?

« Trop de confort tue le confort »

Ces chaises favorisent le relâchement d’une partie du dos.

Le reste du dos met en œuvre des stratégies pour contre balancer ces effets.
De ce fait, une partie du dos se détend tandis qu’une autre se crispe.
Cette partie crispée favorise le mal de dos.

Bien sûr, je schématise le processus pour vous le faire comprendre.
Il se déclenche après un certain temps d’exposition.

Sur ces chaises, on s’avachit comme dans les canapés.

Après un long moment allongé dans une position non-adaptée, ne vous levez vous pas avec des douleurs dorsales, au moins temporaires ?

Cela arrive fréquemment.

Pareil pour ces fauteuils.

Je vous conseille de les éviter si vous passez la majorité du temps derrière un bureau.

Pensez à votre santé au lieu de penser confort à tout prix.
« Qu’est-ce qui est le mieux pour mon dos ? »

 

 

La connaissance préalable au choix

Vous en savez plus sur les chaises de bureau.

La meilleure est la chaise ergonomique.

Pas parce qu’elle porte ce nom.
N’oubliez jamais qu’il peut être utilisé à tort et à travers dans un but uniquement commercial.

Mais parce qu’elle s’adapte à la morphologie de votre corps.

Comme pour un menuisier, avoir un bon outil est essentiel. Il a besoin de bons ciseaux à bois.

Vous avez besoin d’être correctement assis. De trouver et maintenir une bonne position assise.

La chaise adaptée le permet.

Pour ne plus souffrir du dos.
Vivre sa vie professionnelle et sa vie personnelle en éliminant un maximum de contrainte, de douleurs physiques et psychologiques (savoir qu’on va avoir mal, quoi qu’il arrive, n’est pas une bonne chose… doux euphémisme).

 

Maintenant, examinez votre chaise de bureau. Posez-vous ces questions :

« Comment est-elle ? Correspond-elle à ma morphologie ?

L’ai-je bien réglée ?
Ai-je fait l’effort de passer 10 minutes à m’en soucier ? »

Le cas échéant, réglez-là selon les principes évoqués dans cet article.

 

D’ailleurs, devez-vous changer de chaise de bureau ?

Pensez-y.
Prenez une feuille de papier et un crayon
Notez-y les différentes caractéristiques de votre chaise actuelle.

Comparez-les au contenu de cet article.

Si elles correspondent, tant mieux pour vous. Affinez vos réglages.
Si non, il est temps d’en parler à votre Directeur ou responsable direct…

Votre dos vous en remerciera.

Merci de partager les bonnes pratiques.

Sylvain Caillot
 

Mon objectif sur SoignerVotreDos.com ? Diminuer drastiquement vos douleurs de dos provoquées ou exacerbées par votre activité quotidienne derrière un bureau et devant un écran d'ordinateur.

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