L’anatomie du dos et ses pathologies liées au travail de bureau

« Mesdames et Messieurs, je vous présente le dos ».
Phrase d’introduction classique intéressante dans les soirées mondaines.

Je l’applique pour vous, cher lecteur, en entreprenant un léger tour d’horizon de l’anatomie et des pathologies du dos.

Léger ?

Effectivement.

Si je voulais être complet, je pourrais écrire plusieurs livres de médecine.

Mais je n’en ai pas les connaissances.
Je ne suis pas un soignant dans le sens classique.

Mon obsession est plutôt la prévention des risques professionnels.
Sur SoignerVotreDos.com, je la cible sur le mal de dos causé par les activités de bureau (mal qui me touche de près).

Quoi qu’il en soit, des connaissances de base sont indispensables.
Pour comprendre certaines informations délivrées par votre humble serviteur.

Bien entendu, j’en profite pour vous donner quelques conseils 😉

 

L’anatomie du dos

Penchons-nous sur deux structures essentielles :

  • La colonne vertébrale
  • Les muscles du dos

La colonne, tout le monde la connait.

En ce qui concerne les muscles… un peu moins.
Tout du moins, peu de personnes connaissent les muscles vraiment importants contre le mal de dos.

 

La colonne vertébrale

Qui dit dos, dit colonne vertébrale.
L’axe de notre corps. Tout part d’elle.

La colonne vertébrale tient un rôle primordial du fait de ses trois fonctions :

  • Assurer la station debout du corps et le stabiliser pour qu’il ne s’effondre pas comme un château de carte à la moindre contrainte
  • Assurer la mobilité du corps
  • Contenir et protéger le système nerveux (moelle épinière et les racines des nerfs)

Comme vous le voyez, elle se constitue de vertèbres articulées les unes aux autres.

Les vertèbres sont classées en fonction de leur localisation :

  • Les cervicales : maintien du crâne et mobilité de celui-ci.
    Elles sont les moins grosses et donc les plus fragiles.
  • Les thoraciques : présentes au niveau de la poitrine, elles s’articules avec les côtes. L’ensemble de ces vertèbres donne une structure stable et résistante.
  • Les lombaires : massives, trapus et peu mobiles.
    Les plus résistantes car elles supportent l’ensemble du corps en activité ou au repos.

Le sacrum est constitué de 5 vertèbres soudées entre elles.
Le coccyx, gros comme un haricot blanc, termine la colonne. Il est une sorte de reliquat de queue, quand nous étions des singes en quête d’évolution.

 

De profil, la colonne forme un S.

Comme une sorte de ressort pour amortir les chocs.
Egalement pour permettre l’insertion des organes dans le tronc.

 

Les vertèbres sont articulées entres elles et reliées par un disque intervertébral.

Une série de muscle et ligaments permettent leur maintien ainsi que leur mobilité.

 

Les muscles profonds du dos

Ils sont appelés ainsi à cause de leur position dans le dos.
Au plus profond de notre être, directement au contact de la colonne vertébrale.

Leur rôle est déterminant.
Ils maintiennent notre posture en jouant le rôle de tuteur pour la colonne.

Exactement.

En conséquence de quoi, les muscles superficiels du dos jouent un rôle minime dans la posture.

On les appelle superficiels car ils sont situés en surface du dos (et du corps entier).
Pour facilement les localiser, imaginez un bodybuilder. Son objectif est de les développer.

Oubliez donc le travail des abdominaux, les fameuses plaquettes de chocolat.

On vous oblige à les travailler pour obtenir un bénéfice pour le dos. C’est un mythe.
Des abdos trop fort sont même une source de dysfonction.

S’ils sont trop proéminant, ils tirent sur l’ensemble du thorax.
De ce fait, le corps se recroqueville dessus.
Pour compenser, des tensions se créent dans le dos au risque de ressentir des douleurs.

 

Concentrez-vous sur le travail des muscles profonds.

Quand vous maintenez une bonne position, les muscles superficiels ne travaillent pas (profitez-en pour les détendre et les décrisper).
Seuls les muscles profonds sont actifs. Et l’énergie nécessaire pour les mobiliser est minime.

 

Je vous livre un exercice pour tonifier ces muscles.
Il provient de la pratique des arts martiaux.

Reproduisez l’exemple ci-dessous :

  • Rapprochez les jambes à la largeur du bassin.
  • Les orteils, les genoux et le front touchent le mur sans s’y appuyer.
  • Plus vous êtes aguerri, plus vous pliez les genoux, toujours dans cette position.
    Au début, n’hésitez pas à les plier légèrement, pas comme sur la photo. Vous y arriverez petit à petit.

Vous travaillez également votre équilibre.

 

Les pathologies du dos

Je recense ici un certain nombre de pathologie.
Je ne les cite pas toute.

Au moins, les plus fréquentes qui ont un rapport avec les maux de dos du bureau.

 

La lombalgie

Ce terme n’explique rien. Ni l’origine de la douleur, ni sa cause. Rien.

Il indique uniquement que vous ressentez une douleur.
Grâce au suffixe « algie ».

Par contre, la douleur est localisée.
Dans les lombaires : le bas du dos.

De ce fait, et dans la même construction de mot, une cervicalgie signifie une douleur aux cervicales.
Une dorsalgie, une douleur au milieu du dos.

Dés fois, des mots savants ne veulent pas dire grand-chose.

 

Le torticolis

Vous le constatez le plus généralement après une nuit de sommeil.
Adieu les réveils en beauté…

Le muscle le plus souvent associé est le SCOM.

Le SCOM ?
Sterno-Cléido-Occipito-Mastoïdien (A retenir pour exploser les scores au Scrabble).

Sa tension provoque une inclinaison de la tête et sa rotation.

Quand le torticolis se déclenche, restez calme.

Ne réalisez pas d’exercices d’étirement de la zone contractée.

Mais plutôt, des exercices de relâchement musculaires incluant des mouvements de détente respiratoire et de mobilité douce.

Ne forcez pas, détendez-vous.

Par contre quand la crise est passée, ainsi que la douleur, vous procédez à des exercices d’étirements.
Sans forcer à l’excès. Arrêtez-vous avant d’avoir mal.

 

L’ostéoporose

Elle se traduit par une déminéralisation des os.

Les vertèbres (ainsi que les hanches et les poignets) sont touchées.
Les risques de fractures augmentent.

Les vertèbres sont ainsi fragilisées.

La posture devient donc primordiale.
Afin d’éviter une usure plus importante de ces os.

Le redressement derrière son bureau est inévitable.
Les muscles de la posture doivent être renforcés.

 

Des exercices physiques sont également à pratiquer.

Oubliez ceux réalisés dans une piscine.

Il vous faut la gravité. Dans l’eau, on flotte et la gravité est réduite.

Pourquoi devez-vous travailler sous l’influence directe du noyau de la Terre ?

Elle permet de renforcer la densité de l’os en lui imposant une contrainte.
Un peu comme les basketteurs qui s’entraînent avec des lestes sur les chevilles.
Quand ils les enlèvent, ils sautent plus haut. Leurs muscles sont plus forts.

 

L’arthrose

Elle touche les articulations avec une perte de mobilité et des douleurs lorsqu’il y a inflammation.

Les cartilages empêchant les os d’entrer en contact s’usent.
Quand les os se frottent, la douleur se ressent.

La localisation : cou, bas du dos, hanches et genoux…

Comment la limiter ?

Perdre du poids. La masse graisseuse augmente les contraintes sur les articulations qu’il faut soulager.

Arrêter de fumer.
Désolé, la cigarette ne touche pas que les poumons.
Les gentils petits produits toxiques circulent dans le corps et stress l’organisme.
« Le tabac, c’est tabou, on en viendra tous à bout ! »

Une mauvaise posture.
Encore elle.
Une mauvaise posture décuple les contraintes sur les articulations. De la même manière que le surpoids.
Les bonnes positions naturelles du corps les éliminent.

 

La sciatique

Elle est provoquée par l’irritation du nerf sciatique.
Ce nerf débute au niveau du bas du dos et se termine dans les pieds.

Les douleurs se localisent généralement dans le bas du dos, les fesses, les genoux et même les pieds.
Elles sont de l’ordre de la douleur lancinante, de l’engourdissement ou de la faiblesse de la jambe.

Je vous explique un des mécanismes de déclenchement de ces douleurs au bureau.
Il y en a d’autres mais celui-ci est significatif, pour vous inciter l’intégration à long terme, d’une bonne posture assise.

Vous croisez les jambes derrière votre bureau, pour travailler.

Une tension se manifeste dans votre hanche.
Celle-ci, à la longue, peut se vriller, se déformer.

Le muscle piriforme basé au niveau du sacrum se tend.

Le nerf sciatique, qui par hasard passe sous ce muscle, est comprimé. Il s’irrite.

Résultat ?

Vous avez compris, les douleurs se manifeste.

Décroisez donc les jambes.
Maintenant.
Et bannissez à tout jamais ce geste dans l’abîme des poisons à éliminer.

 

La hernie discale

Même au bureau, vous pouvez en souffrir.
Après l’avoir déclenchée par un geste brusque en soulevant un carton d’archives par exemple.

Le noyau gélatineux situé dans le disque intervertébral est expulsé du disque par la contrainte mécanique sur la colonne vertébrale.

Vous ne ressentez pas forcément de douleurs… sauf si la hernie touche le nerf le plus proche d’elle.
Il s’irrite, devient en colère et se venge sur le dos.

Les hernies se retrouvent le plus souvent dans les cervicales et le bas du dos.

Vous ressentez des engourdissements, des fourmillements ou des sensations de faiblesse musculaire.

En cas de hernie, arrêtez de réaliser des séries d’abdominaux en salle de gym.
Préférez les étirements réalisés en douceur ainsi que des exercices d’élongation des parties ciblées.

 

Apprenez à protéger vos disques intervertébraux.

En ayant une bonne posture et en soulevant correctement les charges :

  • La charge est près du corps
  • Ne pas la porter à bout de bras
  • La colonne vertébrale est toujours au-dessus et à l’intérieur de la base formée par les deux pieds
  • Le dos est droit avec une bonne élongation de la colonne vertébrale

 

Et n’hésitez pas à boire avant d’aller dormir

Pourquoi est-ce important ?

Ah ! Les bonnes vertus de la camomille avant d’aller faire dodo…

Elle vous apaise.
L’eau vous hydrate.

Pendant la journée, les disques intervertébraux jouent le rôle d’amortisseur de votre colonne.
Ils amortissent chaque choc.

Mais à chaque fois, lors de l’impact, de l’eau est expulsée du disque.

Résultat, à la fin de la journée, le disque est bien déshydraté.
L’enveloppe du disque devient friable.
Le noyau est plus facilement expulsable lors d’un mouvement inadapté.

Le disque se recharge en eau pendant la journée. Mais juste un peu.
Par contre, la nuit, il rattrape le retard et se gorge d’eau. Open bar.

Il est important d’avoir une bonne hydratation la journée mais également avant le sommeil.

Si vous buvez peu, les risques arrivent sur le moyen ou long terme.

Hydratez-vous à votre convenance en fonction de vos besoins.
Ecoutez-vous.

 

 

Deux informations à retenir

Notre tour d’horizon est terminé.

Voici les deux principales informations à mémoriser :

Comme vous l’avez lu, certaines pathologies sont liées à la posture assise.
Le temps passé assis étant très important dans une journée, il vous faut vous en préoccuper.
Une mauvaise position assise est un facteur aggravant (voir déclenchant).

Pour l’anatomie, vous avez compris que votre position est conditionnée par la tonicité de vos muscles profonds.
Les muscles les plus externes comme les abdominaux jouent un rôle minime.
L’exercice livré est donc important à appliquer.

 

Ma connaissance médicale étant limitée et si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me demander de développer certains points.
Je suis toujours enclin à augmenter mes connaissances !

 

N’hésitez pas à partager les bonnes pratiques.

Sylvain Caillot
 

Mon objectif sur SoignerVotreDos.com ? Diminuer drastiquement vos douleurs de dos provoquées ou exacerbées par votre activité quotidienne derrière un bureau et devant un écran d'ordinateur.

Cliquez ICI pour laisser votre commentaire 0 commentaires