Mal de dos au bureau : les 3 étapes majeures pour briser le cycle destructeur

C’est toujours la même chose. Le cycle se répète à l’infini.

Vous avez mal au dos.
Son origine vient de votre travail assis derrière un bureau.

De plus, si vous avez une fragilité du dos, ou du corps en général, votre pathologie aggrave vos douleurs.

Vous souffrez.

Il n’y a pas d’autres mots.

Votre joie de vivre est méchamment entamée comme un fromage appétissant laissé devant le trou d’une petite souris.
Elle disparait petit à petit, inlassablement, sans contrepartie.

Vous souffrez ainsi que vos proches impuissants à vous aider…
… et la mauvaise humeur accumulée à cause de votre mal être n’arrange pas vos relations…

Vous allez donc voir les soignants.

Ceux qui savent.

Qui améliorent votre situation à coup d’euros remboursés par la sécurité sociale.

Et vous obtenez des bénéfices pour votre santé. Bien entendu !

Mais sont-ils durables ? Pérennes ?
Etes-vous débarrassé définitivement de votre douleur ?

Non, non et non.

Car quand vous retournez travailler derrière votre bureau, les douleurs reviennent.

Une, deux ou trois semaines plus tard.

Vous retournez donc les voir.

Un cycle s’installe :

  • Douleur de dos
  • Consultation de spécialistes de la santé
  • Bénéfices
  • Retour des douleurs après un temps de travail
  • Consultation de spécialistes de la santé
  • Bénéfices
  • Retour des douleurs après un temps de travail

 

STOP, STOP et STOP !

Cette routine, je l’ai bien connue.

Plus maintenant.

Pourquoi ?

Bien simple.

J’ai compris, assimilé que ma position assise au travail était la source de mes douleurs.
Elle aggravait mes pathologies dorsales.
(Je ne veux pas vous faire peur mais vous n’avez pas besoin d’avoir de gros problèmes de dos pour en souffrir. Je connais beaucoup de personnes dans ce cas).

J’ai agi pour contrer cette position délétère.

 

Dans cet article, mon objectif est de vous montrer pourquoi il vous faut agir pour trouver une bonne position.

J’aborde ensuite le parcours de soin qu’il est possible d’entreprendre.

En route et let’s go !

 

 

La métaphore du pissenlit contre votre mal de dos

Je commence assez fort
Par une belle métaphore
Pour démontrer sans effort
Que mon propos vaut de l’or

(Désolé, niveau poésie, je n’ai rien trouvé de mieux pour commencer).

 

Votre mal du dos à cause de votre position assise au bureau est comme un pissenlit (les jardiniers comprendront bien la métaphore).

Un pissenlit dans un jardin est une plaie dont on se plaint.
Très difficile de s’en débarrasser.

Vous arrachez la plante.

Résultat ?

Au bout de quelques temps, elle repousse.

Encore plus belle et touffue. On a l’impression qu’elle se moque de vous tellement elle est belle.

Quel est le problème ? Pourquoi la plante reprend vie ?

Si vous coupez uniquement les feuilles et la fleur, vous ne résolvez qu’une partie du problème.
Les racines sont toujours là.
L’essence vitale de votre ennemi.

Vous voulez exterminer ce végétal ?

Creusez pour enlever toute la racine bien incrustée dans la terre.
Sans racine, la plante ne repousse plus.
C’est radical.

(J’entends les petits malins qui parlent de désherbant… Ok, c’est efficace mais cela crée d’autres problèmes notamment en termes d’écologie).

 

Votre douleur de dos est comme le pissenlit.

Le parcours de soin revient à arracher les feuilles et la fleur de la plante.

Les racines symbolisent la mauvaise position assise.

Vous pouvez pratiquer tous les soins que vous voulez, autant de fois que vous voulez, en consultant tous les types de praticiens du monde…

… Rien à faire.

Si vous n’éradiquez pas l’origine du mal, je connais le résultat.

La douleur revient au bout d’un moment.

L’origine du mal est toujours là, la racine n’a pas disparu.

Votre douleur s’épanouit de nouveau telle la jolie fleur jaune de votre jardin.

Cette douleur vous accompagne toute votre vie (jusqu’à manger les pissenlits par la racine…).

 

 

Comment tuer le « pissenlit dorsal » ?

 

La réponse est aisée.
Il faut trouver la meilleure position assise possible.

Plus facile à dire qu’à faire.

Surtout que cette meilleure position n’est pas universelle.

Par contre, les principes pour la découvrir le sont.
Mais c’est d’un point de vue pratique que la difficulté arrive.

 

Vous avez différents leviers à utiliser, différentes armes à votre disposition :

  • Le réglage de la chaise
  • La hauteur de l’écran
  • La position de la souris
  • La position du clavier
  • La mise en place d’un repose-pied

 

Ces éléments sont à positionner avec précision.

Ils doivent être agencés d’une certaine façon, harmonieuse, pour préserver l’ensemble du dos : La partie haute et la partie basse.
Ainsi que les bras et les jambes.
Car tout le corps souffre.

Je ne continue pas mon exposé ici.
Je développe cette partie dans le guide offert à l’inscription sur le site.
Il vous donne les éléments de base à appliquer en attendant d’aller plus loin.
Si vous ne possédez pas ce guide, je vous encourage à vous le procurer.

 

 

Le parcours de soin classique

 

Etape 1 : le médecin généraliste

 

Généralement, la première étape pour soigner le mal de dos consiste à consulter son médecin généraliste.

Les recommandations classiques stipulent qu’au-delà de 3 mois de douleurs, le passage chez le médecin est nécessaire.

3 mois…

Un peu long vous ne trouvez pas ?

Je vous conseille d’écouter votre corps et de suivre votre instinct.
Si vous sentez un problème, allez voir votre docteur plus tôt.
Parce qu’avoir mal physiquement est une chose.
Mais l’inquiétude morale en est une autre.
Je ne vous dis pas de vous précipiter comme un damné au moindre pépin. Je suis loin de vous voir agir comme l’hypocondriaque Michel Drucker !
Ecoutez-vous mais avec discernement.

 

Lors de l’entretien, le médecin pose son diagnostic.

Il a besoin des informations suivantes :

  • Depuis quand vous avez mal
  • Une description détaillée de votre douleur
  • Ce que vous ressentez
  • Les médicaments que vous avez pris

Le cas échant, il procède à un examen physique.

La première fois que j’ai vu mon docteur à propos de mes douleurs, elle a « gentiment caressé » mon dos…

Mais non ! Elle a appuyé comme une folle en commentant joyeusement :

« Impressionnant, vos muscles sont noués et ils roulent sous la peau quand je les palpe ».

Et moi, j’étais à deux doigts de tomber dans les pommes, petite chose fragile que je suis… snif…

Exigez donc de la douceur.
N’hésitez pas, ne revivez pas mon expérience.

 

Les actions les plus courantes qui en découlent, sont les suivantes (je ne prétends pas être exhaustif) :

  • La prise de médicaments
  • Le Kinésithérapeute
  • Le Rhumatologue
  • Le Neurologue
  • Et la bonne vieille radiographie pour voir le problème d’un peu plus près

 

Comme vous le voyez, le passage chez le généraliste est la première étape de votre traitement.
Je vous conseille fortement de le consulter en premier lieu.

Voyons ce qui se passe après…

 

 

Etape 2 : les spécialistes

Après avoir affiné son diagnostic en vous revoyant plusieurs fois notamment après le passage de la radiographie (ou IRM), votre médecin a le choix de vous orienter vers les spécialistes que nous avons vus plus haut.
Bien entendu, s’il n’a rien pu faire pour vous aider.

 

  • Le Kinésithérapeute

Appelé vulgairement Kiné, il constitue la plus fréquente première ligne de traitement, dans les cas les plus « légers ».

Sa mission est de rééduquer vos mouvements et votre posture.
Vous remettre dans le droit chemin si je puis dire, brebis galeuse que vous êtes 😉.

Il a principalement deux armes à son arsenal :

  • Le massage
  • L’exercice physique

Le massage agit en profondeur sur les muscles, les tendons et ligaments afin de les libérer et de les délivrer de leurs congestions, par exemple.

L’exercice physique tonifie la partie du corps ciblée.
Des muscles du dos solides supportent mieux les contraintes du bureau et de la vie quotidienne.

 

  • Le Rhumatologue

Il est un spécialiste de l’appareil locomoteur et des maladies des os, des muscles, des tendons et des articulations.
Il traite les maladies d’origines inflammatoires, mais aussi l’arthrose, le canal carpien, la hernie discale…

En gros, si le médecin généraliste n’arrive pas à vous traiter, il vous envoie chez ce spécialiste.

 

 

  • Le Neurologue

C’est le spécialiste des maladies du système nerveux (cerveau, moeille épinière, nerfs, terminaisons nerveuses…).

Il intervient pour votre mal de dos quand celui-ci est d’origine mécanique.

Non pas lors d’un problème mécanique sur votre voiture d’accord ? (Je vous taquine, hi hi..).

Mais lorsque le problème a à voir avec un trouble, une lésion, une dégénérescence de ce système nerveux.
Comme un choc par exemple.

 

Différents spécialistes interviennent en fonction de votre problème.

Mais d’autres personnes peuvent vous soulager.

 

 

Etape 2 bis : les spécialistes « alternatifs ».

Ils ne sont pas encore bien reconnus par la médecine de Papa.
Le vieux docteur à monocle avec une grosse moustache.
Heureusement, les médecins se renouvellent d’années en années et les consciences s’ouvrent à la diversité des pratiques.

 

  • L’Ostéopathe

Il est surement le plus connu de ces spécialistes.

Son action est la suivante.

Analyser l’ensemble du corps humain (muscles, viscères, ligaments, articulations…) et déterminer là zone de perte de mobilité.

Rétablir la mobilité du corps en partant du principe qu’un déséquilibre à un endroit du corps se répercute ailleurs chez l’individu.

L’ostéopathe s’appuie sur sa connaissance complète de l’anatomie.
(Pour avoir un ami Ostéo, je vous certifie que les études sont longues et complexes).

Avec lui, pas de médicaments.

Il n’utilise que ces mains pour vous traiter.

Pas de massages ni d’exercices mais surtout des actions pour replacer les éléments du corps à leur bonne place.

 

Demandez à votre médecin s’il valide le fait d’aller voir ce praticien.
Il peut y avoir une grosse contre-indication majeure où vous ne devez surtout pas être manipulé.

Mais rassurez-vous, l’Ostéopathe est à même de voir la limite de son action.

Il ne vous touche pas si son analyse débouche sur cette conclusion.

 

  • Le Chiropracteur

Le Chiropracteur est un peu comme un Ostéopathe spécialiste de la colonne vertébrale.

Pour être Chiropracteur, il faut suivre une formation de 6 ans. Elle repose sur un standard international.

Pour vous donner une indication, la France possède environ 700 chiropracteurs contre 30000 Ostéopathes.

 

  • La médecine Chinoise Traditionnelle

Son principe est basé sur l’équilibre des énergies dans le corps.
Le praticien s’applique à rétablir ces équilibres et l’harmonie dans le corps.

Alors là, pas de reconnaissance par l’état !

Mais bon… La médecine conventionnelle a environ 300 ans et la Médecine Chinoise environ 3500 ans…

Personnellement, je me fais suivre régulièrement dans le cadre de cette discipline.
Les résultats (pour mon cas) sont bons.

J’estime, et c’est un avis personnel, qu’il ne faut pas la voir comme quelque chose de saugrenu mais bien comme une pratique complémentaire de notre médecine occidentale.

A tester donc.

 

 

Etape 3 : la remise en forme

 

Après avoir travaillé sur sa position assise et suivi (ou être en cours de suivi) d’un parcours de soin, la remise en forme est une chose essentielle.

Vous en obtenez un bénéfice majeur : la tonification du corps (dont le dos).

Un dos musclé est mieux protégé.
Vous avez les armes pour vous gainer et tenir longtemps une position redressée.
Lors d’un effort, les muscles soutiennent mieux le dos comme lors d’un port de charges par exemple.
Différents sports sont préconisés.

Avec votre pathologie dorsale, je vous recommande vivement de pratiquer les plus techniques avec un enseignant.
Vous apprenez les bons gestes. Votre posture est corrigée le cas échéant, pour ne pas vous blesser ou aggraver votre situation.
Pour les moins techniques, vous pouvez les faire seuls.

Je ne peux pas citer tous les sports possibles, mais voici les plus populaires.

 

  • La natation

Qui n’a jamais mis dans son CV, dans la dernière partie, pratiquer la natation comme loisirs ?
Que le désigné me jette la première pierre.
Si seulement nous pratiquions tous ce sport, nos dos nous remercieraient.

Les techniques de nages recommandées sont celles qui ne font pas travailler la nuque.
La plus délétère est la brasse avec la tête en permanence hors de l’eau.
Par contre, la brasse coulée fonctionne très bien.

Tout est histoire de souffle.
Et c’est le point bloquant pour certains.
Qui n’a jamais été asphyxié en plein milieu de la piscine, au beau milieu de la pratique du crawl ?
Ça sent le vécu !

En parlant de crawl, le dos crawlé est recommandé. Il cible le dos. Votre corps et parfaitement à l’horizontal.
Par contre, lors de cette nage, vous ne savez pas où vous allez. Où vous mettez les pieds, où plutôt vos nageoires, petit amphibien que vous êtes.

La solution à ces problèmes ?

Tout simple.

Prenez des cours de natation.
Vous apprendrez la technique.
Comment respirer calmement pendant le crawl.
Comment bien s’orienter en dos crawlé, prendre des repères.
Généralement, 3 mois de cours suffisent pour acquérir les bases.
Et après, le moniteur vous lâche dans le grand bain.

Pas besoin d’aller vite et de chercher la performance.
Seul le geste parfait vous intéresse pour obtenir les meilleurs bénéfices.

 

  • La marche à pied

« A bon, elle utile pour le dos ? »

En marchant, vous activez le corps.

Les muscles du dos le sont également.
Ils soutiennent votre corps, votre redressement.
Quand vous marchez droit, sans être recourbé, ils sont sollicités pour vous maintenir.
Ils travaillent activement grâce à l’effort effectué.
Les muscles… se musclent.

Marcher produit des vibrations dans le corps.
Vos muscles bougent.
Résultat ?
L’effet et une sorte de massage, de thérapie « décrispatoire ».
Le dos en profite.

De plus, marcher oxygène le cerveau, détend l’esprit et est propice à la méditation.

On est loin de la chanson de Renaud « casses toi tu pues et marche à l’ombre »

Profitez du soleil et du bienfait d’un air rafraichissant.

Quand pratiquer ?

Décidez d’aller travailler à pied.
Descendez d’une ou deux stations de métro plus tôt.
Garez votre voiture à une distance de 15 minutes à pied de votre travail et finissez le trajet sur vos petons.

 

  • Stretching / Yoga / Pilate

Avec ces pratiques, les muscles du corps et du dos sont renforcés.

Et pas seulement les muscles visibles comme les abdominaux (en tablette de chocolat), biceps, etc…

Mais également les muscles profonds.
Les muscles qui soutiennent au plus près votre colonne vertébrale, votre nuque…

Ces muscles n’ont aucune vertu esthétique.
On ne les voit pas.
Mais ils ont un impact déterminant sur votre santé

… en retenant les viscères,
… maintenant la colonne vertébrale droite,
….tonifiant les muscles de la respiration dont le plus important : le diaphragme

Dans ces sports, vous vous étirez énormément.

Vous décongestionnez vos muscles, vous les libérez des tensions.
Ainsi, ils s’oxygènent mieux. Ils récupèrent mieux d’un effort.
Les toxines qui provoquent les douleurs musculaires s’évacuent mieux.

Et oubliez les articles sur internet « l’exercice miracle qui soigne votre dos en 3 semaines ».

Il vous faut un programme d’entraînement.
Différents exercices qui ciblent différents endroits du corps et du dos.

 

  • Le jardinage

Et oui, le jardinage.

Je termine sur une note bucolique.

On a l’habitude de dire qu’une heure de jardinage équivaut à 45 minutes de musculation.

Vous travaillez votre force musculaire.
Vous vous renforcez.
Vous bougez.
Vous vous pliez, vous remuez, vous vous étirez.

A ne pas négliger.

Vous joignez l’utile à l’agréable.

Du sport, les bienfaits du grand air et de la nature, et le plaisir de manger de bons légumes ou de contempler de belles fleurs.

 

Je pourrai résumer cette étape en vous incitant à bouger.

La plus petite activité est bénéfique.

Si elle est quotidiennement répétée, ce bénéfice s’accentue.

L’exercice a un effet sur votre moral.
Sachant que le stress crispe le corps (dont le dos), toutes les options à votre portée sont à envisager.

 

 

Un long chemin

 

Se sortir des douleurs dorsales est un véritable parcours du combattant.

Il est long, difficile, pénible, exigeant et demande de la volonté.

Mais la récompense au bout est immense.

Vous retrouvez votre bien-être, l’arrêt des douleurs et un sentiment d’apaisement.

Mais bien entendu, tout le monde n’arrive pas à cet état idéal.

Par contre, je vous certifie qu’en mettant en place des éléments constructifs, en suivant un protocole grâce à différents intervenant comme
… un spécialiste de l’ergonomie au bureau que je suis,
… les soignants,
… et des programmes de remise en forme

On améliore sa situation.

Pas de fatalité.

Bien sûr, chaque cas est spécifique et doit être traité en conséquence.
Les très lourdes pathologies ne rentrent pas forcément dans ce cas de figure.

 

Rappelez-vous, la première action à entreprendre est de trouver sa bonne position.
Ensuite, vous commencez un parcours de soin en prenant rendez-vous avec votre généraliste.

Si vous êtes déjà en cours de traitement, ne l’abandonnez pas.

Vous aurez peut-être à le prolonger avec l’accord de votre médecin et/ou praticien.

Il valide également la pratique d’un sport (qui de toute façon demande la présentation d’un certificat médical).

 

J’attends vos commentaires sur cet article avec impatience.

 

Partagez les bonnes pratiques, merci !

Sylvain Caillot
 

Mon objectif sur SoignerVotreDos.com ? Diminuer drastiquement vos douleurs de dos provoquées ou exacerbées par votre activité quotidienne derrière un bureau et devant un écran d'ordinateur.

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